Dimanche 23 mars 2008

Mesdames, Messieurs,

 

Il y a un point incontestable sur lequel tous les vrais démocrates de cette assemblée doivent être d’accord : la fraude survenue au sein du bureau de vote N°4 dimanche dernier est d’une gravité extrême.
Elle vient salir l’image de Perpignan qui était déjà bien ternie.

Il appartient aux juges de dire si cet acte était isolé ou si le système de fraude était généralisé. Il appartient aussi au juge administratif de décider de la suite à donner à notre recours. De savoir si les électeurs doivent voter à nouveau, comme nous le demandons.

 

A compter de ce jour et jusqu’à la décision du juge administratif, je considère qu’une parenthèse s’est ouverte dans la démocratie et la gestion municipale. Une parenthèse dans la démocratie de cette ville.

Nous nous trouvons devant un conseil municipal et une municipalité qui ne disposent pas de la plénitude de la légitimité électorale.

Dimanche dernier, à l’issue d’un dépouillement qui n’aurait jamais du avoir lieu, vous avez été proclamé élu par une majorité relative de perpignanais. Aujourd’hui, cette majorité relative vous a déjà retiré sa confiance.

 

Vous avez passé ces six dernières années à imposer vos projets aux perpignanais, à ranger dans vos tiroirs des pétitions hostiles, à minorer l’ampleur des contestations, à refuser systématiquement le dialogue.

Comment pouvez-vous imaginer conduire pendant six ans cette ville sans l’adhésion des perpignanais ?

 

Dans cette assemblée vous vivrez dans la fiction d’être un maire légitime, mais vous savez bien que la situation est ingérable.

Vous êtes sûr de votre droit et de l’appui des perpignanais, alors, acceptez de reprendre le chemin des urnes.

Une démission du Conseil Municipal en bloc éviterait un long et pénible parcours.

 

C’est par une nouvelle élection, franche, libre et juste que nous ramèneront la Démocratie à Perpignan. Les perpignanais attendent cette issue.

 

*

Malheureusement, nous savons que vous n’entendrez pas ce message de raison et d’avenir.

Malheureusement, nous savons que vous allez vous entêter.

Voilà pourquoi, durant cette parenthèse municipale et démocratique, nous ne pratiquerons pas la politique de la chaise vide.

 

Nous serons déterminés pour vérifier et pour contrôler la légalité, la validité et l’opportunité de vos actes et de vos décisions.

Nous exercerons notre rôle d’opposition face à une majorité affaiblie.


Sachez-le, malgré le mauvais coup qui lui a été portée dimanche soir, la démocratie n’est pas morte ! Elle se relèvera dans quelques mois, quand les électeurs perpignanais retourneront aux urnes.


PS : Il va de soit que les trois candidats de la liste d'union ont retiré leur candidature  pour ne pas participer à ce simulacre d'élection ! 

 

Par Clotilde RIPOULL - Publié dans : Conseils municipaux de Perpignan
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