«Depuis quelques jours, nous savons de manière certaine que des mouvements présentés comme internes» au MoDem «n'avaient en réalité pas grand-chose de spontané» et qu'ils étaient «dirigés et agités de l'extérieur, pour parler clairement, de l'Élysée», a-t-il lancé.
"(...)"
Décidé à «mettre un terme aux opérations de déstabilisation», François Bayrou a donc listé devant les caméras les attaques dont il se dit victime et qu'il a déclinées en quatre points.
Primo, l'Élysée aurait ciblé, pour les débaucher, «un certain nombre d'élus en leur promettant portefeuilles, galons et chamarrures». Secondo, la majorité essayerait «de déstabiliser le MoDem en prétendant qu'on pourrait faire revivre l'UDF d'antan pour en faire de nouveau l'allié inconditionnel du parti majoritaire». Tertio, en s'attaquant, à travers ces débauchages, au patrimoine de l'UDF. Et, enfin, en cherchant à aboutir à «l'éclatement du MoDem» en «un pseudo-nouveau parti du centre, pour noyer la voix originale du MoDem dans les sables mouvants d'un centre inféodé».
Pour répondre à ces «manœuvres», il a indiqué qu'il soumettra «avant l'été» aux adhérents «un texte d'orientation qui ne laissera aucune place à l'ambiguïté» et a invité «tout dirigeant qui ne serait pas d'accord avec [sa] ligne d'indépendance à soumettre sa propre motion aux adhérents».
Les «conditions» de cette consultation seront fixées «le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales» et «le 14 mai devant notre conseil national», a-t-il détaillé."
Derniers Commentaires